Augmentation

Le principe de l’intervention est de mettre en place des implants mammaires, permettant d’entrainer une augmentation du volume mammaire.

Motif de la consultation
Les patientes sont souvent gênées par une poitrine peu ou pas assez développée, voire inexistante. Cela peut être également constitutionnel ou apparaître après une ou plusieurs grossesse. 
La gène est souvent ancienne et complexante, entraînant un manque de féminité, un trouble lors de la nudité et dans la relation à autrui, le port du maillot de bain ressenti parfois comme un calvaire. 
L’objectif est de proposer une augmentation mammaire naturelle, se rapprochant le plus possible d’un sein normal. Je souhaite éviter par-dessus tout le côté caricatural que l’on peut voir dans certains cas.

Le principe de la consultation
La consultation a pour but de comprendre l’importance de la gêne ressentie par la patiente, d’évaluer le volume mammaire existant, la base mammaire, de mettre en évidence une asymétrie qui est très fréquemment présente. Les antécédents familiaux de cancer du sein sont recherchés.

Le principe de l'intervention
L’intervention se fait sous anesthésie générale, la voie d’abord préférée est la voie sous aréolaire, très discrète. Elle est située au niveau du sein entre le marron et le blanc, se voit très peu et cela très rapidement. 
Pour obtenir une augmentation mammaire naturelle, il est nécessaire, à mon sens, d’adapter la taille de l’implant à la morphologie de la patiente. C’est du sur mesure, rien n’est standardisé, chaque acte est unique dépendant de la morphologie et de la demande de la patiente. Quand le volume mammaire est faible, je préfère positionner les implants en position rétro musculaire pour éviter de voir des plis de la prothèse dans la zone sociale du décolleté. 
Je préfère utiliser des prothèses remplies de gel de silicone ronde a profil bas qui donnent un aspect très naturel. 
Il faut toujours tenir compte d’une asymétrie initiale, pour pouvoir essayer de la compenser, lors de l’augmentation mammaire.

Le déroulement de l'intervention
L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Une hospitalisation de 24 heures est nécessaire, parfois 48 heures. Un drain est parfois nécessaire. 
La réalisation d’ une injection d’ d’anesthésie locale à action prolongée dans le muscle est très efficace pour lutter contre la douleur post opératoire.

Les suites opératoires
L’intervention est relativement douloureuse, les médicaments contre la douleur sont très efficaces. Il faut compter une dizaine de jours pour que les douleurs s’amendent. 
Je conseille le port d’un contenseur mammaire pendant quatre semaine afin de galber le sein et de placer la prothèse.
Les cicatrices s’estompent entre trois et six mois. 
Un suivi post-opératoire est nécessaire pendant une année. Puis régulièrement pendant toute la durée de vie des prothèses. Une mammographie est faite après la première année. La durée de vie des prothèses est supérieure à 10 ans actuellement.

Les risques de l'opération
Comme dans toute opération chirurgicale, il existe des risques opératoires. Les risques opératoires sont essentiellement l’hématome, les risques généraux à toutes interventions (phlébite, embolie pulmonaire, infections). Les risques spécifiques (modifications de la sensibilité du téton et de l’aréole, contraction capsulaire). Ces risques sont exposés dans la fiche de la Société Française de Chirurgie Plastique et développés au cours des consultations pré opératoire. 
En ce qui concerne le risque de cancer du sein et de maladie auto-immune, rien n’a jamais été prouvé. L’augmentation mammaire n’entraîne pas d’augmentation de ce risque.

La prise en charge de l'intervention
L’intervention est dans la majeure partie des cas non prise en charge par l’Assurance Maladie. Certains cas d’agénésie mammaire avec un bonnet inférieur à A peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie.